Le charcutier est fier de son andouille…
Pourquoi jouer la fausse modestie ? Disons-le tout net : voir son livre dans les rayons d’une librairie, ça fait quelque chose !
Retour en arrière. Mes amis, ma famille, m’ont toujours vu comme un ingénieur. Ce que j’ai été jusqu’en 2005. Et ce que je suis toujours parce qu’écrire un roman n’a rien changé. Ou plutôt si… En fait, c’est un voyage à Tokyo qui a tout changé. Une expatriation de 4 ans pour laquelle je suivais ma femme en laissant mon job derrière moi. J’ai donc eu la chance inestimable de disposer de quatre ans, à l’autre bout du monde, pour pouvoir tester toutes les idées qui me trainaient dans la tête depuis si longtemps. Et parmi elles, les Démons de Paris : l’idée d’un roman que je me décidais enfin à écrire en 2008, un an avant notre retour. Il était temps.
500 pages, une ramette. Le tout dans une enveloppe destination Gilles Dumay, chez Denoël, dont j’avais lu un texte de présentation de sa collection qui m’avais bien plu. Il parlait d’une littérature fantastique tournée vers l’humain et c’est ce que j’avais essayé d’écrire.
4 mois de silence radio. Puis un mail de Gilles qui m’informe qu’un assistant l’a lu et l’a aimé. Je fais deux fois le tour de mon salon en courant. Cela me suffit comme ça, je suis déjà heureux. 2 mois encore. Un autre assistant l’a aimé. Puis encore deux mois. Nous sommes en famille à l’aéroport dans la salle d’embarquement. Nous partons en vacances. Avant le décollage, ma femme regarde ses mails : Gilles m’informe que le manuscrit lui plait et qu’il désire me rencontrer. Des neuf heures de vol, je ne dors pas une minute. De retour en France, tout s’accélère. Le livre doit sortir en février. Daylon me fait une splendide couverture. Et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Et voilà. Voilà comment je suis devenu romancier. Alors aujourd’hui, je commence un blog pour raconter au fil des semaines ma vision encore éberluée de mon nouveau métier. J’essaierai de donner quelques infos inédites sur les Démons de Paris et les autres romans que je suis en train d’écrire. Mes inspirations, mes idées, mes remarques. Et aussi, ma vie d’auteur : les salons, les dédicaces, mon agenda, et mon point de vue sur le drôle de monde des éditeurs, des journalistes et des libraires que je découvre avec mes gros sabots.
PS : j’ai ouvert une page spéciale à propos des Démons de Paris. Vous y verrez la couverture, vous y lirez un résumé et vous y trouverez une collection de liens vers les critiques et les interviews du net. Cliquez ici.
Posté le 23 mars 2010 dans la catégorie Démons de Paris, Journal de Bord.
Commentaires
Auteur : Daylon
le 24 mars 2010 à 12:04
Très beau projet, je confirme. Et puis, bon, la fierté, parfois, ç’a du bon aussi.
Auteur : Jacqueline Cadars-Deldossi
le 3 avril 2010 à 4:32
L’immense plaisir que m’a donné la lecture des « Démons de Paris » et l’originalité de l’histoire ont amené un mot à mon esprit : DEPOTTESQUE ! …
Auteur : hubert
le 25 avril 2010 à 11:47
oui , en lisant le post de j philippe, j ai compris pourquoi c est un livre qui déménage, j ‘ose même le dire , c est vraiment un livre qui « dépote »
bonne lecture .hubert
hubert

Auteur : Ceya
le 24 mars 2010 à 9:52
Hé hé hé. Etant une des deux assistants à vous avoir aimé chez Denoël, je suis on ne peut plus ravie que votre roman soit sorti !
Et maintenant, au boulot pour le suivant