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	<title>Drôles d&#039;idées</title>
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	<description>le Blog littéraire de jean-philippe Depotte</description>
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		<title>Des méchants et des gentils</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 18:08:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jpdepotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Inspiration]]></category>
		<category><![CDATA[La Commune de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Le Crâne parfait de Lucien Bel]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous ne me ferez pas dire qu&#8217;Avatar n&#8217;est pas un bon film.
Non, vous ne me le ferez pas dire&#8230;
Cependant&#8230; avouez qu&#8217;il y manque quelque chose. D&#8217;accord, il y a la faune et la flore, les images incroyables, l&#8217;idée des aller-retours entre l&#8217;homme et son avatar. Oui&#8230; mais il manque quelque chose.
Il manque un twist. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://depotte.com/blog/wp-content/uploads/2012/01/Avatar.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-899" title="Avatar" src="http://depotte.com/blog/wp-content/uploads/2012/01/Avatar.jpg" alt="" width="269" height="168" /></a>Vous ne me ferez pas dire qu&#8217;Avatar n&#8217;est pas un bon film.</p>
<p style="text-align: justify;">Non, vous ne me le ferez pas dire&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant&#8230; avouez qu&#8217;il y manque quelque chose. D&#8217;accord, il y a la faune et la flore, les images incroyables, l&#8217;idée des aller-retours entre l&#8217;homme et son avatar. Oui&#8230; mais il manque quelque chose.</p>
<p style="text-align: justify;">Il manque un <em>twist</em>. Il en manque même plusieurs. En fait, ce qui me gène dans Avatar, c&#8217;est que les gentils sont foutrement gentils et les méchants drôlement méchants. L&#8217;ingénieur est cupide, le militaire est cruel, le peuple Na&#8217;vi est désespérément bon et bienveillant. Si au moins ils avaient une bonne raison, tous, de se comporter comme ils le font. Le militaire s&#8217;est fait griffer le visage par une bête, d&#8217;accord. L&#8217;ingénieur veut s&#8217;enrichir, ok. Et puis tout ça est très bien mené. On ne s&#8217;ennuie pas et il faut être bien mal luné pour bouder son plaisir. D&#8217;accord, d&#8217;accord&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Mais quand même. Et si le minerai des Na&#8217;vi était essentiel à la survie des familles humaines ? Et si l&#8217;on partageait la lente agonie d&#8217;innocents que l&#8217;on pourrait sauver avec tout ce bon minerai ? Et si les lois Na&#8217;vi (les plantes, les bébêtes et les petits oiseaux) les poussaient à refuser des solutions technologiques qui pourtant arrangeraient tout ? Je ne sais pas vous, mais moi je trouverai ça plus intéressant&#8230; Avouez-le : est-ce que ce n&#8217;est pas mieux quand une histoire pose des problèmes ? Quand un mois plus tard, on y pense encore ?</p>
<p style="text-align: justify;">Eh bien, certains livres d&#8217;histoire, certains commentateurs, certains romanciers même, voient la Commune de Paris comme un affrontement d&#8217;humains et de Na&#8217;vi&#8230; Les méchants Versaillais contre les gentils Communards. Est-ce que c&#8217;est faux ? Pas vraiment, mais c&#8217;est évidemment trop simple.</p>
<p style="text-align: justify;">Pire que trop simple, c&#8217;est inintéressant&#8230; Qui aurait envie qu&#8217;on lui raconte la Commune comme un <em>Avatar</em> sans les effets spéciaux ?</p>
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		<title>L&#8217;Intelligence, c&#8217;est la Pédagogie</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 18:08:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jpdepotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecriture]]></category>
		<category><![CDATA[Inspiration]]></category>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai acheté ce livre, je l&#8217;avoue, parce que sa couverture est belle. Et puis je l&#8217;ai ouvert, je l&#8217;ai feuilleté, et j&#8217;y ai trouvé des images. Mieux : des diagrammes !
&#171;&#160;Tous Philosophes : les grandes idées tout simplement&#160;&#187; est un livre fantastique que je conseille à tous les gens qui&#8230; à tout les gens ! [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://depotte.com/blog/wp-content/uploads/2012/01/TousPhilosophes.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-892" title="TousPhilosophes" src="http://depotte.com/blog/wp-content/uploads/2012/01/TousPhilosophes.jpg" alt="" width="240" height="240" /></a>J&#8217;ai acheté ce livre, je l&#8217;avoue, parce que sa couverture est belle. Et puis je l&#8217;ai ouvert, je l&#8217;ai feuilleté, et j&#8217;y ai trouvé des images. Mieux : des diagrammes !</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;<em>Tous Philosophes : les grandes idées tout simplement</em>&nbsp;&raquo; est un livre fantastique que je conseille à tous les gens qui&#8230; <strong>à tout les gens !</strong> Il consacre de une à six pages par philosophe et balaie ainsi l&#8217;histoire de la pensée de Thalès de Milet jusqu&#8217;à Slavoj Zizek. Chaque auteur est résumé par une citation, et un diagramme (avec des ballons et des flèches) détaille le raisonnement qui amène à cette idée. Une véritable démonstration ! Le texte principal entre un peu dans le détail. Des photos, des encadrés et des notices biographiques rendent le tout divertissant.</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, ça se lit comme un livre de chevet et ça rend bigrement intelligent ! On se prend dès la première page à refaire le raisonnement, on approuve, on désapprouve et on débat, en imagination, avec une bonne centaine de philosophes.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand j&#8217;étais petit, l&#8217;école m&#8217;a toujours appris que plus c&#8217;était compliqué, plus c&#8217;était savant. Les gens à grosse tête lisaient des livres sans images bourrés de mots incompréhensibles. Et d&#8217;examen en concours, on m&#8217;a appris à &laquo;&nbsp;maîtriser la complexité&nbsp;&raquo; (je n&#8217;invente rien, on m&#8217;a rabâché ce slogan&#8230;)</p>
<p style="text-align: justify;">Il m&#8217;a fallu quarante ans pour me sortir de ces conneries. Parce que la vérité, c&#8217;est que plus un concept est intelligent, plus il est clair et simple. Les Japonais, qui ont une culture de l&#8217;image, l&#8217;ont bien compris : une photo, un diagramme font mille fois plus que n&#8217;importe quel vocabulaire hermétique.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce livre est trop superficiel ? Non. Forcément, il ne creuse pas chaque auteur puisqu&#8217;il cherche à les couvrir tous. Mais pour approfondir l&#8217;un d&#8217;eux, il suffirait d&#8217;ajouter d&#8217;autres diagrammes et d&#8217;autres images. Ne surtout pas les abolir !</p>
<p style="text-align: justify;">En France, on appelle ce genre de livre de la vulgarisation. Que le terme est vilain. C&#8217;est pour dire le dédain des têtes soi-disant bien faites.</p>
<p style="text-align: justify;">Pascal (je crois) disait : &laquo;&nbsp;une rivière peu profonde peut faire illusion tant que son eau est trouble&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ajouterais : &laquo;&nbsp;on vole plus haut quand on est plus léger !&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">NB : je feuillette le livre jusqu&#8217;à la page des auteurs. Buckingham, Burnham, Hill, &#8230; Merde, ce ne sont pas des Français. Adieu mes illusions. Alors rien n&#8217;a progressé ?</p>
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		<title>Le Remords</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Jan 2012 18:00:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jpdepotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Démons de Paris]]></category>
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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Tu dois apprendre à vivre sans payer pour tes fautes, c&#8217;est peut-être là que réside ton châtiment.&#160;&#187;
Cette phrase est extraite des Jours étranges de Nostradamus (p.492). Il est un peu présomptueux de me citer moi-même&#8230; mais &#8211; au Diable ! &#8211; je n&#8217;ai pas trouvé mieux pour illustrer mon petit topo.
On peut dire que le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://depotte.com/blog/wp-content/uploads/2012/01/Remords.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-880" title="Remords" src="http://depotte.com/blog/wp-content/uploads/2012/01/Remords.jpg" alt="" width="528" height="194" /></a><em>&laquo;&nbsp;Tu dois apprendre à vivre sans payer pour tes fautes, c&#8217;est peut-être là que réside ton châtiment.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette phrase est extraite des <em>Jours étranges de Nostradamus</em> (p.492). Il est un peu présomptueux de me citer moi-même&#8230; mais &#8211; au Diable ! &#8211; je n&#8217;ai pas trouvé mieux pour illustrer mon petit topo.</p>
<p style="text-align: justify;">On peut dire que le thème central des <em>Jours étranges de Nostradamus</em> est le Remords. Le remords de qui, le remords de quoi ? Je ne vais pas vous raconter toute l&#8217;histoire&#8230; Le fait est que c&#8217;est un thème qui me travaille. On le retrouve dans les <em>Démons de Paris</em> : &laquo;&nbsp;<em>La punition est le rêve secret de tous les truands&nbsp;&raquo;. </em>Car ce qui m&#8217;intéresse surtout, c&#8217;est que le remords naît de l&#8217;absence de châtiment. La justice et l&#8217;expiation sont des moyens qu&#8217;a bâti la société pour se protéger du crime, oui, mais aussi pour libérer le criminel du poids de sa faute.</p>
<p style="text-align: justify;">Un homme tue sa femme. Caïn tue Abel. Il l&#8217;aimait. Il regrette. La réalité de son crime pèse trop lourd. Pire, son acte le rend étranger à celui qu&#8217;il pense être. Il ne se reconnaît plus lui-même. Il se coupe en deux : le coupable et l&#8217;accusateur, et tourne dans sa tête son propre procès à l&#8217;infini.</p>
<p style="text-align: justify;">La justice prend la place de l&#8217;un de ces deux rôles et dresse au criminel un procès en bonne et due forme. Ce faisant, elle casse le cercle vicieux et permet au coupable de retrouver la paix. Le juge aura évalué son crime, lui aura assigné un coût. Une fois ce coût payé, le crime n&#8217;existe plus.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les <em>Jours étranges de Nostradamus</em>, la justice prend les traits d&#8217;une araignée. Philibert Sarrazin, le personnage principal, s&#8217;imagine comme un moucheron pris dans la toile impitoyable, attendant le moment d&#8217;être dévoré. Il note toutefois un certain soulagement de se trouver englué et de voir enfin arrêté son vol épuisant. Il comprendra pourtant que l&#8217;araignée n&#8217;existe pas, que la toile est vide de prédateur, et qu&#8217;il devra mourir en son temps, après une longue agonie passée aux côtés des cadavres d&#8217;autres moucherons, comme lui.</p>
<p style="text-align: justify;">Aux côtés de ses propres cadavres. De tous les remords de sa vie.</p>
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		<title>En guise de bonne année</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Jan 2012 18:42:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jpdepotte</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Le Crâne parfait de Lucien Bel]]></category>

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		<description><![CDATA[Le gars sur la photo, c&#8217;est Epicure. On connait tous son nom mais beaucoup se trompent au sujet de ses idées.
Au degré zéro, Epicure c&#8217;est le plaisir animal. Buvez, fumez, sautez sur toutes les femmes. Je caricature à peine : tapez Epicure sur google et vous tomberez sur des filles dans leur bain, des photos [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://depotte.com/blog/wp-content/uploads/2012/01/Epicure.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-873" title="Epicure" src="http://depotte.com/blog/wp-content/uploads/2012/01/Epicure.jpg" alt="" width="302" height="373" /></a>Le gars sur la photo, c&#8217;est Epicure. On connait tous son nom mais beaucoup se trompent au sujet de ses idées.</p>
<p style="text-align: justify;">Au degré zéro, Epicure c&#8217;est le plaisir animal. Buvez, fumez, sautez sur toutes les femmes. Je caricature à peine : tapez <em>Epicure</em> sur google et vous tomberez sur des filles dans leur bain, des photos de chefs étoilés et des coffrets de cigares. C&#8217;est bien malheureux car ces clichés persistants empêchent le plus grand nombre de prendre au sérieux les idées du philosophe.</p>
<p style="text-align: justify;">Sachez d&#8217;abord que les thèses d&#8217;Epicure naissent du problème de la vie après la mort. Ne gâchez pas votre vie, nous dit-il, à préparer votre mort en de vaines croyances ou de vaines prières. Un <em>tiens </em>vaut mieux que deux <em>tu l&#8217;auras</em>. Commencez donc par profiter de ce que vous avez : la réalité de votre vie présente.</p>
<p style="text-align: justify;">Et voilà, le grand mot est lâché : <em>réalité</em>. Il n&#8217;est pas d&#8217;Epicure, c&#8217;est moi qui l&#8217;ai rajouté. Car c&#8217;est là le sujet qui m&#8217;intéresse.La Réalité. Et, tiens ! Faisons de ce mot notre bonne résolution de l&#8217;année 2012. Promettons de ne rien faire, de ne rien décider qui ne soit solidement ancré dans la réalité. Obligeons-nous à pouvoir, en toute circonstance, expliquer le pourquoi de nos actions et de nos décisions. En cette année d&#8217;élections, c&#8217;est important : refusons tout net les grandes idées, les utopies et l&#8217;abstraction. Refusons les &laquo;&nbsp;patrons&nbsp;&raquo;, les &laquo;&nbsp;pauvres gens&nbsp;&raquo;, les &laquo;&nbsp;fonctionnaires&nbsp;&raquo;, les &laquo;&nbsp;étrangers&nbsp;&raquo; et tout ce genre de clichés, de baudruches fantasmées sur lesquelles on bâti des raisonnements déconnectés de la réalité.</p>
<p style="text-align: justify;">Quelle rapport avec mon blog ?</p>
<p style="text-align: justify;">La Commune de Paris, c&#8217;est le drame d&#8217;une guerre née d&#8217;une perte de la réalité, et c&#8217;est le sujet de mon nouveau roman : <em>Le Crâne parfait de Lucien Bel</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Bonne année !</p>
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		<title>Le Crâne parfait de Lucien Bel</title>
		<link>http://depotte.com/blog/2011/12/le-crane-parfait-de-lucien-bel/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Dec 2011 13:22:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jpdepotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Journal de Bord]]></category>
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		<category><![CDATA[Le Crâne parfait de Lucien Bel]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[A peine signé, voici déjà la couverture !
Sans trop de commentaire, je vous la laisse apprécier.
Je ne peux quand même pas m&#8217;empêcher d&#8217;y mettre mon grain de sel. Parce que je l&#8217;aime bien, cette couverture. Elle raconte toute mon histoire.
Cet homme seul qui nous tourne le dos. C&#8217;est Lucien Bel. Il est en civil devant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://depotte.com/blog/wp-content/uploads/2011/12/LeCraneParfaitDeLucienBel.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-867" title="LeCraneParfaitDeLucienBel" src="http://depotte.com/blog/wp-content/uploads/2011/12/LeCraneParfaitDeLucienBel.jpg" alt="" width="300" height="460" /></a>A peine signé, voici déjà la couverture !</p>
<p style="text-align: justify;">Sans trop de commentaire, je vous la laisse apprécier.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne peux quand même pas m&#8217;empêcher d&#8217;y mettre mon grain de sel. Parce que je l&#8217;aime bien, cette couverture. Elle raconte toute mon histoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet homme seul qui nous tourne le dos. C&#8217;est Lucien Bel. Il est en civil devant la barricade et les canons. Aucun soldat, où sont-ils ? Ils ont abandonné leurs armes, et même un pantalon qui sèche sur les fusils en faisceau. Les autres passants sont à moitié invisibles. Même Lucien Bel laisse passer à travers lui l&#8217;image des pavés parisiens.</p>
<p style="text-align: justify;">Mon roman montre la guerre civile à Paris, en 1871 ; la place des parisiens dans le conflit ; la place des simples gens ; le moment où l&#8217;Histoire, la grande Histoire des manuels, fait basculer la vie des gens dans une mise en scène qui ne se soucie plus d&#8217;eux.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais bon, nous verrons l&#8217;intrigue plus tard. Pour l&#8217;instant, profitons de cette splendide couverture&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">P.S. : tiens, en ce moment, j&#8217;écoute la messe solennelle à sainte Cécile, de Charles Gounod. Gounod a fuit Paris juste avant la Commune. Déjà le Siège des Prussiens a eu raison de son courage. Indépendamment de cela, sa messe n&#8217;est pas fameuse&#8230;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Et de trois !</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Dec 2011 07:13:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jpdepotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
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		<description><![CDATA[C&#8217;est parti ! Le contrat d&#8217;édition de mon troisième roman est signé. Son titre : &#171;&#160;le Crâne parfait de Lucien Bel&#160;&#187;, chez Denoël. Il sortira très probablement en Avril 2012.
L&#8217;histoire d&#8217;un soldat de la Débâcle (1870) qui se prend une balle dans la tête au premier jour de la Commune de Paris. J&#8217;en dirai plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://depotte.com/blog/wp-content/uploads/2011/12/CommuneDeParis_Appert.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-862" title="CommuneDeParis_Appert" src="http://depotte.com/blog/wp-content/uploads/2011/12/CommuneDeParis_Appert-300x216.jpg" alt="" width="300" height="216" /></a>C&#8217;est parti ! Le contrat d&#8217;édition de mon troisième roman est signé. Son titre : &laquo;&nbsp;le Crâne parfait de Lucien Bel&nbsp;&raquo;, chez Denoël. Il sortira très probablement en Avril 2012.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;histoire d&#8217;un soldat de la Débâcle (1870) qui se prend une balle dans la tête au premier jour de la Commune de Paris. J&#8217;en dirai plus dans de futurs articles, mais sachez qu&#8217;encore une fois (après la Belle Epoque des <em>Démons de Paris</em> et le XVIème siècle des <em>Jours étranges de Nostradamus</em>), la Grande Histoire vous sera racontée d&#8217;un point de vue étrange et inattendu. J&#8217;ai choisi cette fois le regard d&#8217;un jeune provincial chargé du souvenir des champs de bataille, lâché dans Paris en pleine tourmente révolutionnaire alors que son esprit semble perturbé par une récente trépanation&#8230;  Un point de vue tourmenté, je vous l&#8217;accorde, mais qui me permet &#8211; vous le verrez &#8211; un regard paradoxalement plus réaliste sur les évènements de la Commune. Presque naïf.</p>
<p style="text-align: justify;">Toujours est-il que le moment n&#8217;est pas venu de m&#8217;étendre sur le synopsis de mon troisième roman mais, simplement, d&#8217;en fêter la prochaine parution.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les Démons de Paris</em> était mon premier livre publié. C&#8217;était la joie de la première fois. Le changement d&#8217;univers. Les grands espaces à conquérir&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les Jours étranges de Nostradamus</em>, c&#8217;était la confirmation (pour moi, au moins, pour vous je ne sais pas&#8230;) que je n&#8217;avais pas tout balancé au premier opus, et qu&#8217;il m&#8217;était possible de raconter une deuxième histoire. Mieux, une histoire très différente de la première, qui ouvrait le champ à cent autres.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec <em>le Crâne parfait de Lucien Bel</em>, je deviens vraiment écrivain. Trois romans, ça forme déjà une perspective. Et je me prends à réfléchir à une signification plus globale des livres que j&#8217;écris. Un fil rouge, des thèmes. C&#8217;est enthousiasmant. Je peux m&#8217;interroger davantage sur les techniques que j&#8217;utilise pour monter mes récits, sur les contraintes de style que je m&#8217;impose, sur les nouveaux archétypes de personnages que je dois explorer.</p>
<p style="text-align: justify;">Et le  numéro trois marque bien plus un commencement que le numéro un ou le numéro deux.</p>
<p style="text-align: justify;">Mercredi dernier, j&#8217;ai bouclé le travail préparatoire de mon quatrième roman (sur lequel je travaille depuis une petite année) et j&#8217;en ai symboliquement écrit les premières lignes avant le mois de décembre.</p>
<p style="text-align: justify;">Gambarimashô ! (comme on dit au pays&#8230;)</p>
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		<title>Le Jeu de Go et l&#8217;écrivain</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Nov 2011 14:14:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jpdepotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecriture]]></category>
		<category><![CDATA[Inspiration]]></category>
		<category><![CDATA[le Japon]]></category>

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		<description><![CDATA[Bon. D&#8217;habitude, je n&#8217;aime pas les &#171;&#160;intellectualisants&#160;&#187; qui, d&#8217;un art martial, un hobby ou je ne sais quel jeu de société, vont vous imaginer une philosophie ou un art de vivre. Bon. D&#8217;habitude, je n&#8217;aime pas, mais cette fois-ci, je vais me permettre moi-même de verser dans ce travers&#8230; Mais je vous promets que, dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://depotte.com/blog/wp-content/uploads/2011/11/JeuDeGo.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-846" title="JeuDeGo" src="http://depotte.com/blog/wp-content/uploads/2011/11/JeuDeGo.jpg" alt="" width="500" height="375" /></a>Bon. D&#8217;habitude, je n&#8217;aime pas les &laquo;&nbsp;intellectualisants&nbsp;&raquo; qui, d&#8217;un art martial, un hobby ou je ne sais quel jeu de société, vont vous imaginer une philosophie ou un art de vivre. Bon. D&#8217;habitude, je n&#8217;aime pas, mais cette fois-ci, je vais me permettre moi-même de verser dans ce travers&#8230; Mais je vous promets que, dans ce cas-là, c&#8217;est parfaitement justifié&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Connaissez-vous le jeu de Go ? C&#8217;est un jeu de stratégie ancestral. Un jeu chinois mais élevé au rang d&#8217;Art par les Japonais (comme souvent&#8230;). Un jeu dont le but est de délimiter des territoires sur un échiquier (que l&#8217;on appelle <em>Go Ban</em>). Les deux joueurs jouent leurs pions à tour de rôle et essaient de refermer leurs enclos tout en empêchant leur adversaire de faire de même.</p>
<p style="text-align: justify;">Quel rapport avec le métier d&#8217;écrivain ? J&#8217;y viens.</p>
<p style="text-align: justify;">Un joueur de Go non instruit commence toujours par tracer un enclos, pierre par pierre, comme on plante des piquets pour délimiter un champ. Invariablement, il termine le jeu avec un territoire minuscule face à un adversaire qui aura colonisé tout le reste du <em>Go Ban</em>. Au contraire, des joueurs expérimentés poseront des pierres éparses, sans logique apparente mais avec une grande stratégie, et le découpage des territoires n&#8217;apparaîtra que sur le long terme au bout d&#8217;une ou deux heures de jeu, révélant enfin les intentions des deux adversaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que je travaille au synopsis de mon quatrième roman, la ressemblance de la tâche avec une partie de Go m&#8217;est apparue évidente. Les idées d&#8217;un roman, en effet, ne viennent jamais dans l&#8217;ordre chronologique. Ce sont des flashes, des scènes, des morceaux de dialogues, un personnage dont on ne sait pas encore quoi faire. Et ce n&#8217;est que sur le long terme, au bout de plusieurs mois, que les éléments, lentement, s&#8217;agrègent pour former d&#8217;abord des grumeaux d&#8217;histoire puis, à la longue, des chapitres entiers qui s&#8217;accrocheront les uns aux autres pour former un tableau cohérent.</p>
<p style="text-align: justify;">Et comme un <em>Go Ban</em>, ou un tableau pointilliste, je pars de trois ou quatre grandes idées qui m&#8217;enthousiasment. Je les mets à plat. Puis j&#8217;y ajoute une scène choc, un personnage raisonnablement bancal, un <em>twist</em> intéressant. Et puis, je m&#8217;inquiète des trous béants, je bouge tel élément pour combler un vide, je rajoute telle liaison vers une zone inexplorée. Et peu à peu, le dessin apparaît. On ne le reconnaitra vraiment qu&#8217;à la toute dernière pierre.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà. Alors d&#8217;accord, cela ressemble à une belle image d&#8217;intello qui éloigne du concret. Mais pas du tout ! J&#8217;écris cela aujourd&#8217;hui parce que je baigne dedans au quotidien et qu&#8217;au bout de trois romans, je commence à y voir plus clair. Au départ, la tentation est toujours grande de commencer une histoire par le début et de la dérouler dans l&#8217;ordre. C&#8217;est rassurant, ça ressemble à du bon sens. Mais ça ne marche pas. L&#8217;imagination se bride quand elle s&#8217;accroche à un embryon d&#8217;histoire. L&#8217;auteur doit toujours penser dans toutes les directions. Quand j&#8217;en doute, une petite partie de Go avec mon fiston me convainc immédiatement que c&#8217;est la bonne voie.</p>
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		<title>Phillip Dick et la réalité</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Nov 2011 13:59:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jpdepotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Inspiration]]></category>
		<category><![CDATA[La Commune de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Les Jours Etranges]]></category>
		<category><![CDATA[Nostradamus]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est certain qu&#8217;avant de penser écrire moi-même, j&#8217;ai souvent été envieux du talent de Phillip Dick en refermant l&#8217;un de ses livres. C&#8217;est un sentiment ambigu. A la fois, on est emporté par ce que l&#8217;on vient de lire, mais l&#8217;on rumine aussi, on maugrée, on est presque en colère : ah, si seulement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://depotte.com/blog/wp-content/uploads/2011/11/philip_dick.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-839" title="philip_dick" src="http://depotte.com/blog/wp-content/uploads/2011/11/philip_dick.jpg" alt="" width="150" height="198" /></a>Il est certain qu&#8217;avant de penser écrire moi-même, j&#8217;ai souvent été envieux du talent de Phillip Dick en refermant l&#8217;un de ses livres. C&#8217;est un sentiment ambigu. A la fois, on est emporté par ce que l&#8217;on vient de lire, mais l&#8217;on rumine aussi, on maugrée, on est presque en colère : ah, si seulement j&#8217;avais pu avoir cette idée !</p>
<p style="text-align: justify;">Phillip Dick, c&#8217;est une littérature d&#8217;idées. L&#8217;idée géniale qui vous surprend alors que vous pensiez avoir déjà tout vu. Adolescent, je me souviens être resté abasourdi aux dernières pages d&#8217;<em>Au bout du labyrinthe</em>. Au point que je l&#8217;ai relu plusieurs fois d&#8217;affilée pour mieux saisir à quel moment j&#8217;aurais dû comprendre&#8230; Rien n&#8217;est vrai, tout est faux. Je suis vivant et vous êtes mort. C&#8217;est le monde de Phillip Dick.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis, mûrissant, j&#8217;ai commencé à me lasser, non pas des idées, mais des décors de Phillip Dick. Des fusées, des planètes, pas moyen de m&#8217;enlever de la tête la vision d&#8217;un Schwarzenneger en costume et mise en plis des années 80 dans Total Recall. Ah, si Dick avait plongé ses thèmes fascinants dans un univers plus&#8230; <em>adulte </em>(?) Le terme est mal choisi, il fait penser au porno. Plus mûr alors, moins ado ou simplement qui correspondrait davantage à mes goûts personnels, mes goûts d&#8217;aujourd&#8217;hui.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est peut-être l&#8217;idée que j&#8217;avais en tête en m&#8217;attaquant aux premières lignes des <em>Jours étranges de Nostradamus</em>, un Phillip Dick en costumes d&#8217;époque. Où est la réalité, où est le rêve ? Mes lecteurs comprendront&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ce n&#8217;était pas assez. Et j&#8217;y ai encore réfléchi.</p>
<p style="text-align: justify;">Parce qu&#8217;en vérité, où est la réalité dans les livres d&#8217;Histoire ? Napoléon, la Révolution Française, la Commune de paris. Ce que nous en savons, ce ne sont que des réécritures, des <em>distorsions</em> comme dirait Phillip Dick. Parfois, les manuels d&#8217;Histoire tordent la réalité pour simplement lui donner un sens. Parfois, ils cachent d&#8217;autres objectifs, idéologiques, politiques. Que penser, par exemple, des toutes premières photographies historiques réalisées à la fin du XIXème siècle ? Celles d&#8217;Appert, pendant la Commune de Paris. Premières photographies, premiers trucages. Des images tellement vraies, on en avait jamais vu de telles, &#8230; mais déjà fausses.</p>
<p style="text-align: justify;">Et voilà où j&#8217;en suis arrivé. Après les rêves de <em>Nostradamus</em>, l&#8217;esprit de Phillip Dick dans les méandres de la Commune de Paris. Car qui peut dire où se cache la réalité dans un drame historique ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ce sera le sujet de mon prochain roman. On en reparle&#8230;</p>
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		<title>Moulin Rouge</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Nov 2011 17:33:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jpdepotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Ecriture]]></category>
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		<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Hier soir, j&#8217;ai revu Moulin Rouge, de Baz Luhrmann, avec Nicole Kidmann et Ewan McGregor. C&#8217;est un film que j&#8217;aime beaucoup et que je vois et revois encore avec toujours le même plaisir.
Pour la musique d&#8217;abord. Une BO que je peux écouter en boucle sur mon mp3. Splendide.
Mais au-delà de la musique, il se dégage [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://depotte.com/blog/wp-content/uploads/2011/11/MoulinRouge.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-830" title="MoulinRouge" src="http://depotte.com/blog/wp-content/uploads/2011/11/MoulinRouge.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>Hier soir, j&#8217;ai revu <em>Moulin Rouge</em>, de Baz Luhrmann, avec Nicole Kidmann et Ewan McGregor. C&#8217;est un film que j&#8217;aime beaucoup et que je vois et revois encore avec toujours le même plaisir.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour la musique d&#8217;abord. Une BO que je peux écouter en boucle sur mon mp3. Splendide.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais au-delà de la musique, il se dégage de ce film une esthétique très particulière. En effet, même si le scénario n&#8217;est pas exempt de lourdeurs, même si les acteurs ne sont pas tous des  Kidmann ou des McGregor, et malgré les mille défauts du film, le bilan reste largement positif en raison de cette grande originalité dans le ton, dans les couleurs et dans l&#8217;atmosphère.</p>
<p style="text-align: justify;">Parce que, dans <em>Moulin Rouge</em>, tout est faux. Voilà ce qui m&#8217;y plaît tant. Les décors de théâtre dans les rues de Paris, la vie de bohème à laquelle personne ne croit, les mouvements de caméra dignes d&#8217;un clip de rappeur, des ralentis à la <em>Matrix</em>, tout concourt à cette ambiance merveilleusement irréelle et onirique. Hors du temps. Qui penserait, en regardant ce film, assister à une reconstitution historique ? Personne. Et pourtant, c&#8217;est bien un film &laquo;&nbsp;en costumes&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Et <em>Moulin Rouge</em> réussit le tour de force de présenter un film historique bourré d&#8217;anachronismes sans que cela pose le moindre problème. Parce que ce n&#8217;est pas la question. Le véritable sujet de <em>Moulin Rouge</em> est intemporel : c&#8217;est l&#8217;amour, c&#8217;est la musique, c&#8217;est la fête. Et c&#8217;est exactement ce que venaient chercher ces beaux messieurs en haut-de-forme à l&#8217;époque du véritable Moulin Rouge !</p>
<p style="text-align: justify;">Car le voilà, le tour de force. Comme il aurait été facile de nous montrer, de notre point de vue de Français du XXIème siècle, les tableaux d&#8217;un Moulin Rouge historique. Au lieu de cela, Baz Luhrmann nous fait ressentir l&#8217;émotion qui enivrait les véritables clients du cabaret de l&#8217;époque : zéro nostalgie, zéro poussière, mais une terrible modernité, la folie d&#8217;un spectacle nouveau, une vie à part, entre parenthèses, le temps d&#8217;une soirée.</p>
<p style="text-align: justify;">Et si l&#8217;on pouvait jouer d&#8217;un tel sentiment lors de l&#8217;écriture d&#8217;un roman ?</p>
<p style="text-align: justify;">Voyez où je veux en venir&#8230;</p>
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		<title>Une génération de Marios vieillissants</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Oct 2011 09:09:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jpdepotte</dc:creator>
				<category><![CDATA[Démons de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Ecriture]]></category>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai le cul entre deux chaises, et mes romans aussi. D&#8217;un côté, je rencontre des gens fort sérieux, des gens de mon âge, qui louent l&#8217;érudition de mon Nostradamus, la reconstitution historique, le questionnement très humain de mon Phillibert,  mais des gens qui m&#8217;avouent ne pas avoir compris la fin de cette drôle d&#8217;histoire de pendus, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://depotte.com/blog/wp-content/uploads/2011/10/MarioVieux.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-822" title="MarioVieux" src="http://depotte.com/blog/wp-content/uploads/2011/10/MarioVieux.jpg" alt="" width="476" height="224" /></a>J&#8217;ai le cul entre deux chaises, et mes romans aussi. D&#8217;un côté, je rencontre des gens fort sérieux, des gens de mon âge, qui louent l&#8217;érudition de mon <em>Nostradamus,</em> la reconstitution historique, le questionnement très humain de mon Phillibert,  mais des gens qui m&#8217;avouent ne pas avoir compris la fin de cette drôle d&#8217;histoire de pendus, de sorcières, que l&#8217;on croit morts et qui ne le sont pas. Des gens qui n&#8217;ont jamais lu Dick ou Christopher Priest.</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;un autre côté, je rencontre des petits jeunes dans les salons de littérature de genre, des amateurs de vampires et de vaisseaux spatiaux, des lecteurs qui adorent l&#8217;action &#8217;stop-motion&#8217; des <em>Démons de Paris </em>mais qui ne raffolent pas de l&#8217;amertume de Joseph, de sa  nostalgie ou de ses remords, les mêmes sentiments dans le fond que ceux de Michel de Nostredame. Des idées d&#8217;adulte vieillissant.</p>
<p style="text-align: justify;">Et puis, on me demande aussi d&#8217;expliquer ce que j&#8217;écris, de me &laquo;&nbsp;positionner&nbsp;&raquo; (beuark !), de choisir ma place dans les rayons de la librairie  : littérature fantastique (à côté des bandes dessinées) ou roman historique (les pieds dans la poussière de chez Max Gallo) ?</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;y ai beaucoup réfléchi, et en fait je pense que je représente une génération étrange de Marios vieillissants. Une génération de bandes dessinées, de jeux de rôles, de guerre des étoiles et de huitièmes passagers, la première génération des jeux vidéos et des séries américaines. Et malgré ça, une génération qui a fait des études, qui s&#8217;est embourgeoisée, qui a eu le temps de relire les livres d&#8217;histoire, de science, de philosophie, une génération malgré tout cultivée et qui se pose immanquablement les mêmes questions que les générations précédentes.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors aujourd&#8217;hui j&#8217;assume et je revendique à la fois mon amour du stabat mater de Poulenc et de la BO de Super Mario (surtout sur les tambours de <em>Taiko no Tatsujin </em>!), de l&#8217;Opéra et des replays de Pomf et Thud, de Jacques Tati et de Dexter. Et c&#8217;est amusant comme le fait de comprendre cela me donne envie d&#8217;écrire d&#8217;autres romans&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">
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